L’intolérance alimentaire est différente de l’allergie, et pourtant, beaucoup les confondent. Et vous ? Pensez-vous avoir une intolérance alimentaire ? Si c’est le cas, cet article est fait pour vous. À la fin, vous saurez ce qui la différencie d’une allergie.

Êtes-vous susceptibles d’avoir une intolérance alimentaire ?

En réalité, tout le monde peut être touché par l’intolérance alimentaire (homme, femme, adulte, enfant, etc.). Cela peut s’expliquer par plusieurs raisons : peut-être est-ce une question de génétique, d’habitudes alimentaires, de médicaments… Dans certains cas, une intolérance alimentaire est causée par une production insuffisante, voire inexistante, d’une enzyme particulière (lactase pour digérer le lactose par exemple) ; sachant qu’il existe différentes sortes d’enzymes digestives. Chacune d’entre elles assure la digestion d’un composant particulier présent dans l’aliment. Par ailleurs, une intolérance alimentaire peut faire surface suite à une maladie (la maladie cœliaque entraîne par exemple l’intolérance au gluten).

Les causes d’une intolérance peuvent être de nature psychologique, ou tout simplement : le stress.

Quels en sont les symptômes ?

Les intolérances alimentaires peuvent se présenter sous différentes formes. Parfois, les symptômes paraissent minimes, comme : des maux de tête, des maux de ventre, des nausées, des ballonnements, la nervosité… Dans certains cas, ils sont bien plus graves : des crampes abdominales, des diarrhées, des vomissements, un mal-être généralisé, maladies chroniques inflammatoires (maladie de Crohn, recto-colite hémorragique), maladies auto-immunes (Sclérose en plaques, psoriasis, polyarthrite rhiumatoïde)… Et d’autres fois encore, les symptômes apparaissent sur la peau : boutons, urticaire, démangeaisons, etc.

Toutefois, tous ces symptômes n’apparaissent pas au même moment. Ils varient selon les aliments consommés, mais surtout, d’une personne à une autre. La vraie question qui se pose serait donc : à quel moment les symptômes apparaissent-ils ? Encore une fois, cela dépend de tout un chacun. Si pour les uns, elles surviennent après que vous ayez mangé quelque chose, pour les autres, la réaction ne se passe qu’après quelques heures, voire deux jours après. Pour d’autres personnes, les symptômes apparaissent après des années d’intoxication à bas bruit à ce type d’aliment.

Si certains symptômes sont chroniques, d’autres n’apparaissent qu’occasionnellement. Quoi qu’il en soit, il faut agir ! Essayez alors de connaître si vous avez réellement une intolérance alimentaire. Si oui, de quel type d’intolérance s’agit-il ? Le meilleur pour de le faire, c’est de noter tous vos symptômes et des aliments qui ont pu les provoquer. D’ailleurs, vous êtes le seul à pouvoir le faire ; vous êtes le mieux placé pour savoir ce qui vous arrive au point de pouvoir le décrire parfaitement. Ensuite, rendez-vous chez un naturopathe. Ce dernier vous guidera pour le reste, c’est-à-dire, régime avec éviction de l’aliment intoléré, tests d’intolérance, analyses sanguines. Il existe des tests d’intolérances alimentaires qui sont très fiables. Le seul hic c’est qu’ils sont aussi très chers.

Comment détecter une intolérance sans l’aide du docteur ?

Cette méthode est basée sur la prise de pouls et n’est valable que pour les non-fumeurs. Pour commencer, mesurez vos pouls en temps normal, c’est-à-dire : à votre réveil. Faites-le comme d’habitude : au poignet, au cou ou à la tempe ; c’est comme vous voulez. De préférence, faites-le assis. Si jamais vous constatez une élévation de pouls, c’est probablement parce que des allergènes ont été consommés la veille.

identifier intolerence alimentaire

Ce n’est pas suffisant. Vous devez aussi prendre votre pouls avant chaque repas et trois fois après chaque repas. Les temps de prise seront à intervalle d’une demi-heure. Enfin, avant de vous endormir, prenez votre pouls. Or, un pouls normal ne dépasse pas les 84. Pour le champ de variation, il doit être 16 au maximum. Passé ces seuils, vous avez probablement une intolérance. Pour être sûr des résultats, vous devez poursuivre ce suivi pendant 3 jours. En même temps, n’oubliez pas de noter tous les aliments que vous mangez. Enfin, si vous soupçonnez une quelconque nourriture, pourquoi ne pas la tester pendant les deux jours qui suivent ? Faites-le quand même en petite quantité. Suite à ce test, vous pourrez alors écarter certains aliments.

Quelques exemples d’intolérances alimentaires pour vous guider

Peut-être avez-vous besoin de ces quelques exemples pour savoir si vous avez réellement une intolérance alimentaire ou non.

L’intolérance au lactose

Les personnes qui ont une intolérance au lactose n’ont pas assez d’enzyme : lactase dans leur corps. Ainsi, ce dernier a des difficultés à décomposer le lactose qui n’est autre qu’un sucre présent dans le lait.

La sensibilité au gluten

Cette intolérance se fait sentir lorsque vous mangez des aliments qui contiennent du gluten (blé, etc.). Cependant, elle n’est pas visible dans les tests sanguins.

La sensibilité aux additifs alimentaires

Il y en a ceux qui ne supportent pas les additifs alimentaires, c’est-à-dire : les sulfites. Malheureusement pour ceux qui en raffolent, les vins, fruits secs et aliments en conserve en contiennent. Ainsi, si votre organisme refuse les additifs alimentaires, et pourtant, vous faites exprès d’en consommer, vous éprouverez des démangeaisons, des rougeurs, des troubles respiratoires, des maux de tête…

Une intolérance alimentaire peut-elle s’aggraver ?

À vrai dire, une intolérance alimentaire n’est pas à craindre. Elle est différente des allergies. Seulement, si vous consommez une grande quantité de l’aliment auquel vous faites une intolérance, attendez-vous à des symptômes plus sévères que la normale.

Aussi, en allergie, c’est le système immunitaire qui est touché tandis qu’avec l’intolérance alimentaire, c’est votre système digestif. Votre intestin est quand même à l’abri de toutes complications. Revenons aux allergies. Elles provoquent des réactions immédiates. Toutefois, nous avons expliqué dans les paragraphes précédents que les réactions aux intolérances alimentaires peuvent attendre des jours.

Bref, une intolérance alimentaire n’a rien de très grave. Mais ce n’est pas une raison pour la négliger. Maintenant que vous savez ce qu’il faut faire lorsqu’on en est atteint, il ne vous reste plus qu’à appliquer les conseils donnés précédemment.